Jumelages

Jumelages

Échanger des connaissances, des expériences, du savoir-faire dans de nombreux domaines de la vie locale, est une démarche qui existe depuis très longtemps : la plus vieille relation connue entre deux villes étrangères, dont on a retrouvé la trace, date de 836. Les villes du Mans (FR) & Paderborn (DE) ont été des précurseurs.

Dans les années 50, après la 2e Guerre Mondiale qui venait de déchirer le monde et l'Europe, l'idée du jumelage de communes en Europe a pris une dimension plus vitale en soulignant l'importance de tisser des liens au niveau le plus élémentaire, la commune, et ainsi, d'établir des relations d'échanges socio-culturels étroits avec ses voisins pour progresser sur le plan des relations internationales plutôt que d'attiser les haines et les rancoeurs.

Jumelage avec Tanger (Maroc)

Le protocole établi avec les communes Aïn Beni Mathar depuis 2011 vient d'être élargi en mai dernier avec la Province de Jerada.
Ce nouveau partenariat démontre l'importance des réseaux déployés dans L'Oriental par la commune de Saint-Josse. L’action sociale prend une place particulièrement importante dans les échanges. Une exposition de photos du Conseil consultatif Nord/Sud de Saint-Josse a été inaugurée dans le Centre culturel, Dar Takafa, équipé d'une bibliothèque et de matériel informatique par la commune de Saint-Josse.

En 2015, plusieurs projets ont été mené : le financement d'un centre d'écoute pour femmes, l'organisation d'une caravane médicale (consultations, premiers soins dentaires et ophtamologiques), l'équipement du Dar Al Talibah (pensionnat de jeunes filles), la création d'un site web communal, l'achat de livres pour les lycées et la formation à l'art culinaire pour les femmes rurales.
L'échange de savoirs et de bonnes pratiques a amené également la commune de Saint-Josse à passer au jumelage avec les métropoles d'Eskisehir en Turquie et de Tanger, au Maroc (fin 2014).

Jumelage avec Eskisehir (Turquie)

Suite à l'approbation du Conseil communal d'un protocole de jumelage avec la ville d'Eskisehir, située dans la Région d'Anatolie centrale en Turquie, le Collège des Bourgmestre et Échevins a décidé d'envoyer des représentants sur place du 14 au 17 octobre 2014.

La délégation était composée d'une vingtaine de personnes dont des mandataires politiques, des membres de cabinet ainsi que des fonctionnaires, tels que le responsable du service de la Rénovation urbaine, le président du Cpas ou encore la directrice de l'asbl la Maison de la Famille.

Les visites de la « vieille ville », traduction littérale d'« Eskisehir », avaient pour but d'explorer les possibilités de collaboration dans des domaines ciblés tels que la culture, la gouvernance, le développement durable, la propreté publique et la cohésion sociale.

À travers des projets de rénovation et de transformation, la ville d'Eskisehir (482 793 hab. - 14 000 km2) a notamment apporté une nouvelle dynamique dans son plus ancien quartier, celui des musées, a appris la délégation. Celle-ci a également parcouru le Musée de l'Art du verre contemporain qui valorise un savoir-faire ancestral, la fabrication de produits verriers étant toujours une activité dominante en Turquie. La découverte du Centre d'Art, de culture et de congrès « Atatürk » laissa entrevoir une philosophie commune avec Saint-Josse quant à la mise à disposition d'un espace de partage et de visibilité pour les artistes. Une volonté similaire est développée dans le projet de la Maison des Cultures (Contrat de quartier durable Louvain).

La délégation s'est rendue au « Kentpark », parc de loisirs qui a pour particularité d'avoir une plage artificielle. La mise en oeuvre de ce projet a été conçue de manière compatible avec le développement
durable et la préservation de l'environnement. Ce lieu a été aménagé pour favoriser le développement social et le contact avec la nature. En sillonnant la vie nocturne, force est de constater que les principes urbanistiques ont donné à la cité une dimension humaine, piétonne et accessible et permis de découvrir le mobilier urbain très présent. La rencontre avec la société chargée de la production des mobiliers urbains et de l'entretien des voiries était d'ailleurs à ce sujet fort intéressante.

La ville d'Eskisehir étant le siège de deux universités qui comptent ensemble 70 000 étudiants, les jeunes sont à la source de nombreuses initiatives et d'actions de la Mairie d'Eskisehir, dont, par exemple, le Centre pour jeunes, ancienne halle au marché réaffectée en espace de loisirs (cafés, bars, théâtre…).
La délégation a ensuite été accueillie à la Mairie de la Municipalité d'Eskisehir. A la suite des discours du Maire d'Eskisehir, M. Büyükersen, et du Bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, le protocole de jumelage a été signé le 16 octobre 2014.

Le programme a conduit la délégation une journée à Emirdag, berceau de nombreux migrants ayant élu domicile en Belgique, où les participants ont été accueillis par les autorités officielles. La visite de la Maison de repos par certains mandataires a permis de se faire une idée des pratiques sur place et d'échanger des informations et expériences.

Après trois jours intensifs de visites et de rencontres, la mission s'est achevée par une réception à la résidence de l'Ambassadeur belge à Ankara, M. Marc Trenteseau.
Afin de définir un plan d'action suite à la signature du Protocole, une nouvelle délégation de 11 personnes se rendra à Eskisehir du 04 au 08 février 2015. Elle sera principalement composée du service des Relations internationales ainsi que de responsables et de techniciens en voiries, parachèvement et jardinerie. Le directeur du Stic est également invité à prendre part à cette rencontre orientée sur la sécurisation et l'embellissement de l'espace public (parachèvements, plantations, mobiliers urbains...).

Dernière modification: 03.08.2017